Comment se constituer des revenus complémentaires à la retraite ?

Le ratio du nombre d’actifs pour un retraité ne cesse de diminuer année après année. Cette dynamique démographique s’explique en raison du poids des babyboomers (la classe d’âge née dans les 30 ans qui ont suivi la seconde guerre mondiale) dans la pyramide des âges, lesquels arrivent massivement à la retraite. Mais pas seulement, la baisse du nombre d’actifs par retraité s’explique également en raison de l’allongement de la durée de vie.

Les politiques s’accordent sur un constat : le système des retraites doit être adapté aux nouvelles conditions démographiques. En revanche, ils ne s’accordent pas sur la façon de rééquilibrer le système. Trois solutions sont envisageables. Tout d’abord, il est possible d’augmenter l’âge de départ à la retraite, mais ce type de mesure passe mal dans l’opinion publique, l’âge de départ en retraite est un acquis social sur lequel il est difficile de revenir. Une autre solution consisterait à augmenter les cotisations retraite des actifs. Puisque rappelons-le, en France, le système repose sur un régime de retraite par répartition : les actifs cotisent pour les retraités. Dans le contexte actuel, il est difficile d’augmenter ces cotisations. La France souffre d’un manque de compétitivité économique vis-à-vis des pays concurrents, toute hausse des cotisations et donc du coût du travail ne ferait qu’aggraver la situation. La troisième solution serait de diminuer le niveau des retraites…

Conscients du problème et de la probable mise en application de la troisième solution évoquée, de nombreux épargnants ont pris les devants et se constituent d’ores et déjà une retraite par capitalisation. Il existe différentes solutions d’épargne pour se constituer un complément de revenus à la retraite. Voici un petit tour d’horizon.

L’immobilier locatif : une valeur sûre

L’immobilier est le levier préféré des Français pour se constituer un patrimoine. Il s’agit d’un choix judicieux. L’immobilier est aussi un des moyens les plus efficaces pour se créer un complément de revenu à la retraite. L’investissement immobilier locatif offre la combinaison unique de plusieurs caractéristiques très intéressantes.

Tout d’abord, l’immobilier est une classe d’actifs avec des performances supérieures à celles de nombreuses autres solutions d’épargne (fonds euro en assurance vie, livrets d’épargne, etc.). L’immobilier présente un risque de perte en capital plus faible que les marchés actions. Ainsi, le couple rendement/risque de l’immobilier colle bien avec la philosophie d’investissement des épargnants ordinaires, lesquels sont à la recherche de placements performants mais avec un risque mesuré.

L’immobilier est aussi un placement intéressant sur le long terme en raison de l’excellente protection qu’il offre contre l’inflation. Enfin, l’atout peut-être le plus décisif en faveur de l’immobilier réside dans le fait qu’il est possible d’investir à crédit. Il s’agit d’un atout très intéressant puisque l’essentiel des épargnants ne dispose pas de gros capital de départ à investir, le levier de l’endettement est donc une solution très utile pour se constituer un patrimoine. Les loyers couvrent le remboursement de l’emprunt sur les 15 à 20 premières années. Puis, une fois le crédit remboursé, les loyers représenteront un complément de revenu très appréciable à la retraite.

Ceci dit, attention à ne pas sous-estimer les charges et les impôts, et le temps de gestion nécessaire.

Les placements financiers pour préparer sa retraite

Les livrets d’épargne, les fonds euro et les placements monétaires en général ne constituent pas de bons supports pour préparer sa retraite. En effet, ces placements délivrent des performances qui peinent à compenser l’inflation…Ainsi, le livret A rapporte actuellement 0,50 % alors que l’inflation était supérieure à 1 % l’année dernière.

Pour autant, tous les placements financiers ne sont pas dépourvus d’intérêt. Les épargnants disposant d’un horizon d’investissement à long terme peuvent envisager de faire fructifier leur patrimoine sur une classe d’actifs dont les performances sont parmi les plus intéressantes : les marchés actions. À long terme, les marchés actions délivrent une performance moyenne annualisée située entre 6 et 9 %. Ce qui est légèrement supérieur à l’immobilier. Aussi, c’est une source bienvenue de diversification du patrimoine. En ce sens, il est d’ailleurs très facile d’investir sur les marchés actions dans le monde et pas seulement en France. La plupart des investisseurs investissent en actions en passant des fonds d’investissement en actions.

Généralement, l’épargnant n’investit pas 100 % de son capital en actions. Il le diversifie sur plusieurs supports. Ce travail d’allocation du patrimoine est fastidieux. Certains épargnants délèguent donc leurs investissements en passant par les services d’un gestionnaire de portefeuilles.

En France, il existe plusieurs dispositifs permettant d’investir dans un cadre fiscal intéressant. En particulier pour les épargnants qui investissent à long terme (ce qui est le cas lorsque l’on prépare sa retraite). Parmi ces dispositifs, les plus populaires sont l’assurance vie et le plan d’épargne retraite. Ces deux dispositifs permettent de diversifier son épargne sur une grande variété de placements financiers. Il s’agit d’enveloppes capitalisantes. Cela signifie que les gains réalisés dans l’enveloppe peuvent être librement réinvestis au sein du contrat (capitalisés), et cela sans subir de frottement fiscal. Les avantages fiscaux de l’assurance vie et du plan d’épargne retraite ne s’arrêtent pas là.

En assurance vie, il est possible de réaliser des retraits à tout moment. Mais sur un contrat de plus de huit ans, l’épargnant peut réaliser des retraits en bénéficiant d’un abattement de 4 600 euros par an sur les plus-values imposables.

Avec le plan d’épargne retraite (voir notre article récent sur ce dispositif), les retraits ne sont pas permis avant de prendre sa retraite (hors cas particuliers donc l’achat de sa résidence principale, ou si l’on arrive en fin d’allocation chômage, si l’on subit une invalidité, etc.). En contrepartie, le plan d’épargne retraite permet de déduire de son revenu imposable les versements réalisés sur le plan.

Ainsi, l’assurance vie et le plan d’épargne retraite, chacun à leur façon, permettent d’investir son capital sur des placements financiers en bénéficiant d’un cadre fiscal propice pour préparer sa retraite puis se verser un complément de revenu au moment souhaité.

Les investisseurs les plus avertis combinent l’investissement immobilier locatif et les investissements financiers via des enveloppes capitalisantes telles que l’assurance vie et le plan d’épargne retraite. La diversification des sources de revenus permet de sécuriser encore un peu plus sa situation financière.

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